Le droit de pleurer

Il aura fallu que le retour de couches pointe le bout de son nez pour que je m’autorise enfin à vivre mon chagrin.

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Pleurer à chaudes larmes

Pendant de longues minutes

Ne plus ravaler ses sanglots

Préparer à manger en pleurant

Boire mon café en pleurant

Travailler en pleurant

Etendre le linge en pleurant

Ouvrir le courrier en pleurant

Lire un article de magazine en pleurant

Et enfin, noyer tout ce chagrin dans un bain moussant

Les larmes se mêlent aux bulles

Puis disparaissent dans la bonde

 A travers un dernier tourbillon.

*          *          *

Réapparition de mes règles hier. Après que le gonflement des gants de toilette qui me font office de seins m’ait autorisé l’espoir – et bien sûr, j’ai sauté dessus à pieds joints – d’une nouvelle grossesse tout de suite.

A l’annonce de ma seconde grossesse, je me suis préparée à une seconde fausse couche. Me suis promis de me relever plus vite qu’à la première. Tant et si bien qu’à l’annonce du décès de l’embryon, j’ai serré les dents. Et j’ai voulu tenir parole. Me relever vite, pour qu’une nouvelle grossesse puisse arriver rapidement. Pour qu’on sorte de ce cauchemar.

Mais à force de vouloir me relever vite, j’ai oublié de trébucher. Je ne me suis pas autorisé de larmes après le jour où je l’ai appris. Elles ont tenté de sortir, je les ai vite réprimées. Pas le droit de pleurer. Ne sois pas triste? Garde la tête hors de l’eau.

C’était idiot, et complètement voué à l’échec. Je suis une sensible doublée d’une démonstrative. Les bains de larmes, c’est mon truc. Pas par choix, mais parce qu’elles montent toutes seules. Et finalement, elles me font du bien je crois. Parce que j’ai chialé toute la journée, même aux toilettes. Et ce soir, je me sens mieux. Carrément mieux. Vidée, lavée comme un ciel de Bretagne après la pluie.

Bises à vous

Zara Home, des envies en pagaille !

Chose promise, chose due : voici le compte-rendu de mon petit tour chez Zara Home hier.

Les achats

Un seul achat cette fois-ci, pour le plaisir sans le cracking de porte-monnaie. En plus c’est un achat réfléchi (existe-t-il VRAIMENT des achats réfléchis ? Penser à développer la question dans un post un soir d’insomnie) puisque je l’avais repéré la semaine dernière. Ouh, la tricheuse, je ne vous l’avais pas dit hier que j’allais au magasin avec une idée derrière la tête !

Bon, j’ai presque honte d’en parler ici. Allez, je me lance : j’ai acheté un bavoir. Oui, un bavoir alors que je viens de faire une fausse couche. Pause shopping dans un magasin de déco, et je ressors avec un article de puériculture. Elle est dézinguée la fille ou quoi ? Non, je vais très bien merci. Simplement j’en suis à deux fausses couches, mais si on retient le positif on peut dire : je suis tombée enceinte deux fois en moins d’un an. Donc tôt ou tard, je vais l’avoir ce bébé ! Je tâche de ne pas y penser en permanence, mais je ne vais pas occulter mon envie non plus.

Refermons cette parenthèse justificative, et admirons plutôt ma trouvaille :

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Tadaaam ! Au recto des petites étoiles, parce que c’est la thématique qui s’est imposée au fil de notre baby-shopping. Il faudra que je vous montre tout ça un de ces quatre d’ailleurs.

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Au verso, du tissu éponge pour bien absorber la bouffe qui dégouline ;-)

Sur les deux photos il a l’air bien blanc, mais en réalité il est plutôt écru. Autre détail qui ne ressort pas en photo, certaines étoiles grises sont pailletés, c’est mimi tout plein (est-ce qu’elles scintilleront à travers les traces de purée de carotte, je n’en sais rien !).

Les repérages

Alors là il n’y a pas de raison de se limiter, ça n’engage à rien de rêver ! Exit la puériculture, je me suis penchée sur mes besoins personnels. Bon, sur mes ENVIES personnelles, j’avoue.

So, what did I see ?

  • Les plus beaux cintres du monde.

D’abord ils sont matelassés, c’est carrément luxueux pour moi qui collectionne les cintres du pressing. Mais en plus ils sont recouverts de tissus super chouettes. Puisque je suis en plein travaux pour me faire un dressing (le plus beau jour de ma vie quand il sera fini ! Ah c’était censé être mon mariage ?), je me demande si cet achat ne serait pas carrément justifié ? Oui je sais, c’est culotté, mais en même temps qui dit nouveau dressing dit cintres assortis. Non ?

En vrac, mes préférés :

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Grosso modo c’est 12 euros les trois, sauf pour les noirs qui sont à 12 euros les deux.

  • Des coussins colorés pour égayer mes canapés noirs

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  • Des torchons de cuisine qui me donneront peut-être envie de faire la popote. Et puis si ça ne me donne pas plus envie que ça de jouer les cordons bleus, ça aura le mérite d’ajouter une touche déco plus originale que mes éternels torchons à carreaux.

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Pour Noël, parce que j'adore la période des fêtes

Pour Noël, parce que j’adore la période des fêtes

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Comme pour les cintres, on est dans les 12 euros par lot. Pas donné pour un torchon, mais pas inaccessible comme une Rolex ;-)

  • Un plateau transparent qui serait pas mal sur ma coiffeuse. Pour éviter que les crayons à nyeunyeux ne roulent par terre ou que mon service de nuit ne fasse de magnifiques auréoles sur la peinture blanche. Il me plaît, et ce n’est pas seulement parce que je l’ai vu. Je m’étais déjà posé la question d’un plateau pour le make-up, affaire à suivre donc. (23 euros, pas la mer à boire)

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  • Des boutons de meuble pour retaper mon chiffonnier. Je ne sais pas encore comment je vais le peindre ou le décorer, mais je pourrais partir des boutons pour lui trouver un look ? Le florilège de mes préférés :

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  • Du linge de lit tout beau tout neuf. Je suis lassée et archi-lassée de mes ensembles ! Je les traîne avec moi depuis que j’ai un grand lit (ça remonte donc à… Heu ça doit être l’époque des dinosaures si je le souviens bien). Bref, mes choix d’adolescente ne sont plus mes choix d’aujourd’hui. Ca pourrait être sympa pour mes nuits de prévoir un budget couette & taies d’oreiller. En priorité, je rêve de :

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0176000999_1_1_3Le hic, c’est que les housses de couette font 220×220 alors que mes deux couettes font 200×200… Pourquoi tant de haine ???

J’ai prévu de retourner au magasin pour montrer toutes ces merveilles à l’homme (et lui faire cracher sa carte bleue ;-) alors peut-être que j’aurais de nouvelles choses à vous montrer bientôt !

 

 

Mon épopée maternité #1

Récit à suivre sur cette grande aventure qu’est le désir d’enfant…

« Vous avez trente-deux ans ? Il ne faudrait pas tarder, si vous voulez avoir des enfants. »

C’est avec cette phrase-choc que la gynéco me cueille au sortir des vacances. Et provoque en moi un raz-de-marée. Un enfant ? Des enfants ? Oui, bien sûr, je me suis presque toujours dit que j’en aurai un jour. Mais plus tard. Plus tard, quand je serai grande, adulte, posée. Quand je correspondrai à l’image que je me fais de moi avec des enfants. A savoir une espèce de desperate housewife pas désespérée du tout, mais bien installée dans la vie.

Et donc l’inverse de ce que je suis en ce moment malgré ma trentaine bien enclenchée. Si je viens d’épouser mon homme, je n’ai pas pour autant l’impression d’avoir quitté la vingtaine et son insouciance ! Je suis locataire d’un deux-pièces, je pilote un gros cube qui me coûte la peau des fesses en entretien, je m’inquiète plus de mon prochain lieu de vacances que du premier tiers de mes impôts, je viens de m’inscrire à un club de plongée et je vais me mettre au surf au printemps. Et comme je gagne mieux ma vie qu’il y a dix ans, je commence à me faire plaisir côté shopping et à m’offrir des destinations de rêve sans dormir sous une toile de tente.

Justement, « je commence » tout juste à m’éclater vraiment. Et j’ai envie d’en profiter encore. Chéri aussi à priori, on en a parlé avant le mariage et notre verdict était sans appel : on avait envie de continuer comme ça, tous les deux, sans contrainte. Et pourtant, la gynéco a bien dû toucher quelque chose, parce que je ressors de la consultation moitié en état de choc, moitié sur un nuage. Comme si tout allait basculer d’un instant à l’autre. Comme si tout avait déjà basculé.