Mon épopée maternité #1

Récit à suivre sur cette grande aventure qu’est le désir d’enfant…

« Vous avez trente-deux ans ? Il ne faudrait pas tarder, si vous voulez avoir des enfants. »

C’est avec cette phrase-choc que la gynéco me cueille au sortir des vacances. Et provoque en moi un raz-de-marée. Un enfant ? Des enfants ? Oui, bien sûr, je me suis presque toujours dit que j’en aurai un jour. Mais plus tard. Plus tard, quand je serai grande, adulte, posée. Quand je correspondrai à l’image que je me fais de moi avec des enfants. A savoir une espèce de desperate housewife pas désespérée du tout, mais bien installée dans la vie.

Et donc l’inverse de ce que je suis en ce moment malgré ma trentaine bien enclenchée. Si je viens d’épouser mon homme, je n’ai pas pour autant l’impression d’avoir quitté la vingtaine et son insouciance ! Je suis locataire d’un deux-pièces, je pilote un gros cube qui me coûte la peau des fesses en entretien, je m’inquiète plus de mon prochain lieu de vacances que du premier tiers de mes impôts, je viens de m’inscrire à un club de plongée et je vais me mettre au surf au printemps. Et comme je gagne mieux ma vie qu’il y a dix ans, je commence à me faire plaisir côté shopping et à m’offrir des destinations de rêve sans dormir sous une toile de tente.

Justement, « je commence » tout juste à m’éclater vraiment. Et j’ai envie d’en profiter encore. Chéri aussi à priori, on en a parlé avant le mariage et notre verdict était sans appel : on avait envie de continuer comme ça, tous les deux, sans contrainte. Et pourtant, la gynéco a bien dû toucher quelque chose, parce que je ressors de la consultation moitié en état de choc, moitié sur un nuage. Comme si tout allait basculer d’un instant à l’autre. Comme si tout avait déjà basculé.

Serial Listeuse

Je suis une maniaque assumée de la to-do liste. La preuve, j’en fait au moins une par jour pour organiser ma journée efficacement et ne rien oublier, que ce soit côté boulot ou côté perso. Il n’y a pas à dire, ça me déstresse de savoir que je ne vais rien oublier et en plus, ça me fait un bien fou de cocher toutes les tâches réalisées au fur et à mesure : je me vois avancer.

Mais surtout, je kiffe ça parce que ça m’évite de procrastiner. Dès que je remarque un truc que j’évite de faire (à tout hasard, payer les impôts, nettoyer la gazinière ou passer un coup de fil à Belle-Maman), paf ! je le liste dans la to-do du lendemain comme ça il n’y a plus moyen de passer à côté et de faire comme si ça pouvait attendre la saint glin-glin – date obscur et fort lointaine qui n’apparaît jamais dans le calendrier.

to-do liste

Donc je liste à tout va, dans tous les sens, sur plein de support MAIS avec un minimum d’organisation quand même. Sinon c’est la bérézina et ça fait peur de voir les dizaines – centaines ? – de choses à faire pour que ma vie soit parfaite. Rien de pire qu’une montagne de tâches qui se profile à l’horizon. Alors pour parer à la catastrophe, j’ai créé plein de liste différentes :

  • vie courante à la maison : ça c’est les trucs de tous les jours que je peux faire sans me déplacer. Ca va être prendre rendez-vous chez le coiffeur, mais aussi programmer un week-end en amoureux ou mettre en vente un vieux meuble
  • vie courante dehors : les mille et une courses à faire de type passer au pressing ou déposer un colis à la poste sont dans cette catégorie
  • à faire dans l’idéal : ici, je note toutes les petites corvées que j’aimerais faire pour me simplifier la vie mais qui sont loin d’être prioritaires, comme ranger un tiroir vraiment en bordel ou faire du tri dans le matos de loisirs créatifs
  • to-do perso : comme son nom l’indique, c’est ma petite liste de « tâches plaisir » plus personnelles. Dans celle-ci, je note tout en vrac, aussi bien faire un tri dans mes photos que tester les recettes cojean ou encore faire un planisphère des endroits où je suis allée. D’ailleurs ce dernier projet, c’est encore une façon de faire une liste, non ?
  • rêves : histoire de me souvenir de tout ce que j’aimerais faire, je les note dès qu’ils me passent par la tête. Comme ça je n’oublie pas que j’ai envie de faire du roller dans Paris en pleine nuit même si je ne suis jamais montée sur des patins à roulettes, que je voudrais prendre des cours pour savoir me faire un brushing ou encore que je veux observer les étoiles depuis l’observatoire de Paris
  • Travail/Projets : parce que j’ai toujours trop d’idées dans la tête et que je ne veux pas les laisser filer

Après, j’ai plein d’autres listes variables selon les périodes : travaux appartement, préparation de voyage, mariage (ça c’est fini, ouf !), wishlist, lecture…

Vu comme ça, ça fait énormément de choses à faire et ça ressemble toujours à une montagne au loin. Ma petite astuce après, c’est de relire régulièrement mes listes et de piocher dedans chaque jour pour me faire une liste quotidienne FAISABLE. Parce que le piège au début, dans lequel je suis tombée allègrement avant de revoir mes prétentions à la baisse, c’est de se donner trop de trucs à faire pour une seule journée…

Ma liste quotidienne, c’est donc pas plus de huit ou dix tâches à faire, dont des faciles et rapides. Je sais que j’avance tous les jours et que ce qui n’est pas encore fait est noté et aura sa place bientôt dans mon planning. Ca m’allège l’esprit et j’ai la sensation d’être une superwoman, que du bonheur !

Premier billet pour un premier blog

Premier jour de blogging, premier dilemne : le choix du design !

Eh oui, quand l’envie de bloguer m’est venue, je me suis régalée à l’avance à l’idée de me faire un petit coin de web sympa comme tout. Perspective d’autant plus enchanteresse que ça coûte beaucoup moins cher que de refaire une déco d’appart – LE truc sur lequel je suis obligée de me freiner coûte que coûte. Je me suis donc dit : « Cocotte, tu vas pouvoir te faire plaisir sur ce coup-là » ! Tous les rêves sont permis, et on se dit qu’il y a tellement de jolis blogs que ça doit être un jeu d’enfant.

Hahaha, rit-elle après avoir pris un peu de recul sur la question…

Si la validation du thème wordpress s’est vite imposée, j’ai commencé à galérer au moment de choisir le papier peint. Comme dans la vraie vie, j’ai commencé à me dire « Celui-ci ?… Non, celui-là ! Attends, celui-ci je l’aime bien, mais il est trop foncé… Celui-là pas mal, mais ce serait plus pour la période des fêtes… Oh, qu’il est beau celui-là ! Mais pas du tout dans les tons qui me faisaient envie au début… »

Une heure et de nombreuses tergiversations plus tard (oui, je mérite et je revendique le qualificatif d’indécise qui me colle à la peau !), auréolée de fierté, j’ai relevé le nez de mon ordinateur : mon nouveau blog est né, est son ambiance sera en mouvance avec mes humeurs et mes envies. (et la saison aussi) (et peut-etre en accord avec la mode si je me laisse influencer). J’espère que c’est le début d’une belle aventure !

Coeur